Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le monde selon Pitoum

De l'impudeur d'un livre

Par Pitoum, lundi 1 décembre 2008 à 14:57 :: Au subjectif d'eux

Ou plutôt devrais-je dire, de l'impudeur d'un livre qu'on offre. Mais je n'aime pas les titres longs. Je n'aime rien de long d'ailleurs. Par complexe sûrement. Na foutre. J'ai pas d'alibi, mais ça, je l'ai déjà dit.

Parce que de l'impudeur, il en faut oui, pour offrir un livre. Plus que tout autre chose je crois. Plus encore qu'une fellation capote fruit de la passion dans les chiottes d'un bar, ou qu'un cd de Francis, L. ou C., peu importe. Plus qu'un restau en tête à tête. Plus qu'une bougie avec écrit je t'aime, qui s'efface petit à petit, au fur et à mesure que la cire fond. La flamme de l'amour consume tout apparemment. C'est super glauque comme cadeau finalement. Mais pudique. Toujours pudique.

Alors que voilà, un livre, à la base, c'est déjà le comble de l'impudeur. C'est des tripes qu'on barbouille sur des pages et des pages. On assaisonne de style si on peut, mais plus que jamais, c'est du vrai qu'on lit dans les bons livres. Du vrai qui parle. Qui nous parle. Qui me parle. Et plus ça me parle au final, plus c'est impudique. Forcément. Y a pas à le démontrer. Y a juste à l'accepter.

Offrir un livre, généralement, pour moi, c'est offrir un livre qui m'a plu. Qui m'a parlé. Dans lequel j'ai trouvé du sens, qu'il soit d'humour ou bien tout simplement le bon. Il n'y a pas à tergiverser. Si j'offre un livre, c'est parce qu'au beau milieu des tripes de l'auteur, j'ai cru reconnaître ma rate, et que ça m'a fait plaisir/bizarre/triste de la voir là. Rayez la mention inutile.

Offrir un livre, c'est montrer à quelqu'un ce qu'on a d'intime, de caché, ce qui nous parle, ce qui nous blesse, ce qui nous transporte, à l'autre. Parce qu'on pense qu'il a le droit. Que ça l'intéresse. Et que peut-être qu'à côté de notre organe, il y trouvera un poumon à lui, à bout de souffle, ou ne serait-ce qu'un globule, perdu, errant, qui lui fera dire qu'on ne s'est pas trouvé pour rien.

Un livre est le cadeau le plus égoïste, le plus impudique qui soit.

La seule chose qui me console c'est que les livres offerts, de toute façon, on les lit pas.

Connais-moi toi même...

Par Pitoum, mardi 25 novembre 2008 à 16:48 :: Au subjectif d'eux

... connard !

Certes, le connard est un peu facile, mais j'aime bien la formule. Je l'utilise d'ailleurs à tort et à travers parce que ça sonne bien. C'est comme ça.

Juste pour dire que je n'ai jamais, et n'aurai jamais d'alibis.

Je ferais toujours tout en pleine conscience, en toute lucidité.

Comme je l'ai toujours fait.

Y a pas d'expériences qui vaillent le coup d'être vécues.

Prenez acte.