Atom Heart Mother - Pink Floyd :
Une version live parce que je n'ai trouvé nulle part la version studio en complète. Atom Heart Mother, c'est ma découverte des Floyd, c'est un TGV en pleine gueule à 12 ans, le soir du nouvel an. C'est le premier partage musical avec mon père. C'est un souvenir. Mais c'est aussi et surtout une musique qui m'a accompagné sans cesse depuis. C'est à dire qu'elle m'a permis de m'extraire des goûts musicaux de tous ceux que je fréquentais, et de me différencier. Parce qu'ils n'écoutaient ni n'aimaient, et je pouvais leur écraser mes goûts à moi (ou ceux de mon père, mais on va pas chipoter) sur la gueule. Je crois que c'est grâce à Atom Heart Mother que je suis devenu un petit con. Elle a surtout accompagner bon nombre d'heure devant des pages (blanches ou pas).

Boom! - System of a Down :
Le premier morceau de System que j'ai écouté et aimé. Pourquoi ? Un clip réalisé par Michael Moore. Et oui, j'ai dit que j'étais devenu con. N'empêche, ça a été le début d'une belle et grande histoire. D'une obsession musicale qui me poursuit encore. D'un concert mémorable à quelques jours du bac en 2005. De trois concerts de Serj en solo en moins d'un an et d'un concert de Scars on Broadway. Systeeeeeeeeeeeeeeeem !

Dead star - Muse :
Sur une compil' faite exclusivement pour moi (c'est tout du moins ce que je continue de vouloir croire) de nombreux morceaux du groupe (mais pas d'Absolution, faut pas déconner) c'était la piste numéro dix. Et celle qui m'a fait lever les yeux du bouquin dans lequel j'étais plongé en écoutant. Et qui m'a fait me dire que ça sonnait bien. Et qui m'a fait remettre le disque depuis le début et lâcher mon livre. Bref, LA musique qui m'a fait aimer Muse.

Les ricochets - Bénabar :
Première chanson de Bénabar écouté, sur le chemin du cinéma pour aller voir Good Bye Lenin! en seconde, dans le baladeur d'un pote. Premier coup de coeur pour une chanson de l'artiste, premier d'une longue série, au grand damne de nombreux de ses détracteurs qui squattent mon entourage. Rien à foutre, quand on chante Blondie avec une voix d'éphèbe emplumé, on n'a rien à dire.

Stairway to heaven (How The West Was Won) - Led Zeppelin :
En mémoire de grandes discussions sans fin dans et en dehors de Carnot, avec une fille qui se reconnaitra si elle passe par là. Le morceau live de Led Zeppelin qui m'a convertit (pas à tout, ils ont aussi fait de la merde, na foutre, j'assume). Morceau qui inspira aussi un de mes passages préférés des Contes de mon père, que je ne divulguerais pas ici pour ne pas spoiler. Mais sans doute le meilleur live du groupe, et sans une once d'hésitation le meilleur live du morceau.

Ces gens là - Jacques Brel :
Gros gros souvenir. 2005, terminale, atelier théâtre du Lycée. La fin de la pièce, c'est Bruno qui crie le texte sur un vieux vinyle. J'aime pas les clichés mais y avait quelque chose de grisant, une émotion qui se dégageait tant du texte de Brel que de la façon dont il l'interprétait. Je crois que j'ai jalousé à mort son talent à Bruno, ce jour là. Et c'est resté. Et j'aime pas spécialement Brel, mais putain ce morceau quoi. Et ça fait des grands... et ça fait des grands...

Blitzball Arena Rock - Otherworld :
R.A.S. (ça me manque de ne plus faire de vidéos...)

Qu'est-ce que tu fous là-bas - Yves Jamait :
La chanson qui me fait bader à coup sûr. Imaginez-moi un été de grosse chaleur et déprim' alternant cette musique et des parties de Guitar Hero. "Qu'est-ce que tu fous là-bas, qu'est-ce que tu fous sans moiiiii.....". Je l'ai gueulée, je la gueule, et la gueulerai toujours cette putain de phrase. Ce n'est probablement pas la meilleure, objectivement, mais à n'en pas douter celle qui m'a le plus marqué. Au fer rouge.

Hexagone - Renaud :
C'est mon côté petit con toujours. Mais dans le genre, je m'appelle Renaud, j'enfonce des portes ouvertes, mais ça se voit pas trop parce que je le fais(ais) bien, elle déchire quand même celle là.

Death - Goran Bregovic :
Openning song de Arizona Dream, dont l'OST a tourné en boucle pendant des années chez moi. Difficile d'en choisir une du coup, j'ai beaucoup hésité avec In The Deathcar, mais l'ouverture est tellement magnifique que... Ben voilà, elle est ici. Je revois encore ma génitrice danser dessus dans le salon et essayer de nous convertir avec ma sœur. Oui, depuis ma plus tendre enfance elle s'est acharné à faire de moi le transgenre que je deviendrai sûrment à force d'efforts (les siens, essentiellement).

Voilà, c'est une liste complètement arbitraire et incomplète. Mais je l'aime bien. En plus elle m'a permis de tous les réécouter, alors que pour certains, ça faisait très longtemps que je n'avais pas entendu le son de leurs notes.