Brüno
Je n'ai pas pris pour habitude de disserter sur mes sorties cinématographiques (ni d'ailleurs plus sur mes soirées DVD, ou DivX) quoique j'ai souvent essayé de m'astreindre à résumer ne serait-ce qu'en quelques lignes mes impressions post-visionnage. Sur mes différents blogs essentiellement, et parfois simplement pour moi. Dur exercice pourtant qui demande un peu de temps et de rigueur. Ne manquant actuellement pas de cette première condition, et pouvant parfois faire fi de l'absence de la seconde, je tenais à laisser ici une trace de la dernière connerie (au sens noble du terme) cinématographique de l'auteur de Borat.
Brüno suit le même procéder que Borat. On y trouve la même absence de frontière entre le joué et le réel. On y trouve la même impertinence vulgaire et provocatrice, les mêmes procédés comiques, le même acteur/auteur.
Brüno est ce que j'aime, probablement quelque part ce à quoi j'aspire, une provocation ouverte, pleine de non-sens, une critique sans but. Il n'y a la pas de réel message pro ou anti gay, il n'y que le mépris ouvertement affiché du genre humain. Une misanthropie affectueuse, qui tache là où ça laisse des traces. Brüno joue sur tous les tableaux, trop peut-être, dézinguant les bienséances avec un naturel, un flegme, et une audace abrutie salutaires.
Et rien que pour la scène finale, qui explose littéralement celle de Borat en terme de puissance dérisionnelle (je néologise si je veux), ça vaut sûrement le coup d'acheter un billet pour aller se fendre la poire en toute primalité dans les salles obscures.
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