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Le monde selon Pitoum

Noir final

Par Pitoum, lundi 17 novembre 2008 à 02:31 :: Au présent dans les dents

C'est les deux mots que j'aime poser. A la fin. Comme le mot fin d'ailleurs. A la fin, mais pas de la même chose. Comme le désolé aussi, mais ça c'est encore une autre histoire fin.

Ca y est. Je peux ranger le clavier, jeter les bouteilles d'Ice Tea qui jonchent le plancher de ma chambre, et les paquets de Prince vides qui recouvrent mon bureau.
Ca y est. Je peux dormir tranquille sans me dire qu'il me reste encore tant de mots, de pages, de scènes à écrire.
Ca y est. Le premier jet est bouclé.

Alors bien sûr, il va y avoir maintenant la relecture, le travaille de réécriture. Mais la trame est terminée. L'ensemble se tient.

Ca c'est fait.

Et le reste maintenant. Et le reste.

Mesdames et messieurs, le train pour avril va partir ; prenez garde à la fermeture automatique des parenthèses, attention au départ.

Qui a joué, jouera

Par Pitoum, dimanche 16 novembre 2008 à 14:30 :: Ca se conjugue pas

Mon addiction profonde n'est pas flagrante. Au premier abord à priori. Certes, il émane de ma personne de vieux relents de geek macéré dans des litres d'Ice Tea et de Nutella à la petite cuillère. Mais il me semble que mon principal travers, ma coke à moi, ne se lit pas sur mon visage.

Parce que voyez-vous, je suis un joueur. Un gamer comme on dit entre nous. Il y a une différence fondamentale entre geek et gamer. Le geek voue une passion immodéré pour l'informatique, son utilisation, ses dérivés, ses communautés. Si aujourd'hui n'importe quel prépubère boutonneux passant plus de temps à se masturber devant son écran qu'à piquer des magazines pornos chez le buraliste du coin sera affublé de ce noble g-word à la base il n'en était rien. Mais passons, ce n'est pas le propos.
Je suis gamer. J'aime les jeux vidéo comme j'aime les bouquins ou le cinéma. Je peux passer une nuit blanche, deux journées complètes, que sais-je encore, scotché à un jeu, pour le finir, pour arriver au bout.

En société, je l'évoque avec humour. Oui j'aime les jeux vidéo, mea culpa, on a tous des défauts. Mais il y a une différence entre aimer les jeux vidéo, faire des soirée PES avec des potes (gosh, quel jeu atroce) et frémir en mettant le DVD de Metal Gear Solid 4 dans sa console, achetée pour l'occasion, avec la télé qui va bien. 950€ le jeu au total. Oui rien que ça. Je m'en fous, j'assume. Il y a une différence entre lancer une partie de Mario Kart pour se détendre, et attendre patiemment de se payer Gears of War 2 parce qu'on sait qu'on bloquera dessus, et qu'il faut bien un week-end pour se lancer dedans, parce qu'on décrochera pas. Ca non, on décrochera pas.

Je suis un gamer.
Hier encore, j'ai fini Mirror's Edge, acheté la veille. J'ai passé quatre heure pour tenter d'approcher d'un record mondial sur un parcours d'obstacle. Mourir, recommencer. Grappiller des secondes, sauter avant, se retourner, serrer la manette, les yeux rivés sur l'écran, secs. Rien à foutre. Laissez moi vivre. Je joue.

Cette addiction, je la masque le plus souvent. Parce que je fais d'autres choses, que je n'ai pas les moyens financiers et humains de me jeter corps et âme dans tous les jeux qui me tentent. C'est pas l'envie qui manque mais j'arrive à me raisonner. Mais quand je me laisse aller à mes réelles pulsions, je suis compulsif, je joue jusqu'au mal de crâne, jusqu'à la vue qui se brouille, jusqu'à ce que le clavier ou la manette me tombe des mains.

Hier soir, j'ai précommandé Left 4 Dead. Sur PC. Évidemment.

A partir de mardi, je replonge.

Et Marcus [1] qui m'attend. Et Marcus qui m'attend...

Notes

[1] Héros des jeux Gears of War et Gears of War 2

C'est reparti pour un tour...

Par Pitoum, jeudi 13 novembre 2008 à 02:05 :: Au futur imparfait

J'ai hésité. Beaucoup. Non pas par manque d'idée, ni par manque de temps. J'ai hésité parce que j'avais peur.

Forcément, quand on a fait quelque chose de sympa, et qu'on essaie de remettre le couvert, on prend le risque. Alors quand c'est une histoire de manque de sel, de trop de poivre, ou de clitoris égaré, passe encore. Un autre repas, une autre nuit, permettent de corriger l'erreur. Mais quand il s'agit de six mois de travail, d'investissement, et de stress, on comprend qu'on puisse avoir les boules de passer à côté, non ?

Et pourtant ça titille. L'envie est là, elle démange. Parce qu'au fond y a l'égo qui en redemande, qui crie famine parce qu'il a pas eu assez à bouffer, et qu'il jure sur la queue de son G qu'il peut faire mieux, qu'il veut faire mieux. Le reste tempère mais rien y fait. La lutte s'éternise, et moi je me laisse balloter entre les deux.

Je monte la pièce.
Je la monte pas.
Et puis si.
Et puis non.
Et merde, je le fais.
Et... Trop tard.
Ou juste à temps plutôt.

Alors voilà, comme l'an dernier je me dis, c'est le moment de rechausser le clavier pour autre chose que des dialogues à polir. Et cette fois-ci peut-être tiendrais-je le rythme. Peut-être trouverais-je ici de quoi coucher des doutes et le reste.

Je peux le dire à nouveau, mais pas trop fort, et seul, devant ma glace : je mets en scène une pièce ; j'ajoute même, une nouvelle pièce, pour la gueule. Rien que pour ma gueule.

On respire un grand coup et on plonge.
On respire plus.
On file en apnée jusqu'en avril et là...

Là. On verra.

Le goût de l'amour... et l'odeur du reste est sur les rails.

On se revoit au terminus.

Y a pas d'heure pour être heureux

Par Pitoum, mercredi 16 juillet 2008 à 11:30 :: Au passé décomposé

Pour tous ceux qui auraient raté les trois représentations de Y a pas d'heure pour être heureux...

... ou ceux qui souhaiteraient la revoir, voici de quoi vous occuper sur Google Video.